Délinquance en France en 2025 : ce que révèlent les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur
La délinquance en France en 2025 ne peut pas être résumée par un simple « ça monte » ou « ça baisse ». Le bilan statistique définitif publié le 9 juillet 2026 par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI) met au contraire en évidence une situation contrastée : plusieurs formes d’atteintes aux personnes progressent, tandis qu’une partie importante des atteintes aux biens recule.
Les violences physiques enregistrées augmentent ainsi de 5 %, les violences sexuelles de 8 %, les viols et tentatives de viol de 9 % et les tentatives d’homicide de 4 %. Dans le même temps, les vols avec armes diminuent de 8 %, les vols de véhicules de 9 %, les vols dans les véhicules de 9 % et les cambriolages de logements de 3 %.
Les infractions liées aux stupéfiants et les escroqueries poursuivent également leur progression. Quant à la criminalité numérique, elle occupe désormais une place de plus en plus importante dans les statistiques de sécurité intérieure.
Mais comment interpréter réellement ces chiffres ? Quels phénomènes progressent ? Lesquels diminuent ? Et surtout, que disent — et ne disent pas — les statistiques officielles sur l’évolution de l’insécurité en France ?
Délinquance en France en 2025 : une situation beaucoup plus contrastée qu’il n’y paraît
Le premier enseignement du bilan 2025 est précisément qu’il n’existe pas une évolution uniforme de « la délinquance ».
Le SSMSI suit 18 principaux indicateurs de délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales. Ceux-ci ne progressent pas tous dans la même direction. Le ministère décrit donc les évolutions de 2025 comme « assez contrastées ».
Trois grandes tendances apparaissent.
D’une part, plusieurs atteintes aux personnes continuent d’augmenter, notamment les violences physiques et sexuelles.
D’autre part, plusieurs formes traditionnelles d’atteintes aux biens diminuent, en particulier les vols de véhicules, les vols dans les véhicules, les cambriolages et les vols avec armes.
Enfin, certaines infractions connaissent une progression importante ou durable, notamment les escroqueries, les infractions liées au numérique et celles relatives aux stupéfiants.
Cette distinction est essentielle. Affirmer que « toute la délinquance augmente » serait incorrect. Affirmer à l’inverse que « la délinquance baisse » le serait également.
Le bilan officiel décrit davantage une transformation de la structure de la délinquance enregistrée.
Violences physiques : +5 % en 2025
Parmi les évolutions les plus significatives figure la hausse des violences physiques enregistrées.
Après une année 2024 proche de la stabilisation, avec une progression limitée à 1 %, ces violences augmentent de 5 % en 2025.
Cette progression demeure toutefois inférieure au rythme annuel moyen observé depuis 2016, que le SSMSI estime à environ +8 % par an.
La hausse concerne les deux grandes catégories étudiées :
- les violences physiques intrafamiliales : +6 % ;
- les violences physiques commises hors du cadre familial : +5 %.
Ces statistiques montrent donc que l’augmentation ne se limite pas aux agressions se produisant dans l’espace public.
Une partie importante des violences enregistrées intervient au contraire dans le contexte familial ou relationnel.
Cette distinction est particulièrement importante lorsqu’on parle de prévention : le risque ne se limite pas à l’image classique de l’agression commise par un inconnu dans la rue.
Violences sexuelles : une progression de 8 %
Les violences sexuelles enregistrées poursuivent également leur progression en 2025.
Le ministère de l’Intérieur relève une augmentation de 8 % en un an.
À l’intérieur de cette catégorie, les viols et tentatives de viol augmentent de 9 %.
La tendance reste donc nettement orientée à la hausse, même si le rythme de progression est inférieur aux moyennes annuelles observées sur la dernière décennie : le SSMSI indique respectivement environ +11 % par an pour les violences sexuelles et +15 % pour les viols et tentatives de viol depuis 2016.
Il faut cependant être particulièrement prudent dans l’interprétation de ces statistiques.
Une augmentation du nombre de faits enregistrés ne signifie pas nécessairement que le nombre réel de faits commis augmente exactement dans les mêmes proportions.
Les statistiques policières peuvent également être influencées par l’évolution du recours au dépôt de plainte, par une meilleure prise en compte des victimes ou par l’enregistrement de faits anciens.
Le bilan 2025 apporte d’ailleurs un élément particulièrement révélateur sur ce sujet.
La proportion de violences sexuelles ayant été commises plus de cinq ans avant leur enregistrement est passée de 9 % en 2016 à 17 % en 2025.
Autrement dit, certaines violences enregistrées en 2025 ont en réalité été commises plusieurs années auparavant.
Il faut donc toujours distinguer la date de commission des faits et la date de leur enregistrement par les forces de sécurité.
Tentatives d’homicide et homicides
Les tentatives d’homicide continuent également d’augmenter.
Leur nombre progresse de 4 % en 2025.
Cette évolution reste toutefois plus modérée que celle observée au cours des trois années précédentes et inférieure à la tendance moyenne enregistrée depuis 2016, d’environ +8 % par an selon le SSMSI.
La situation est différente concernant les homicides.
Le bilan définitif comptabilise 975 victimes d’homicide en France en 2025.
Ce niveau est stable par rapport à 2024.
Il s’agit d’ailleurs de l’une des corrections apportées entre les premières estimations et le bilan définitif : la photographie provisoire évoquait une très légère progression, tandis que les données consolidées concluent finalement à une stabilité.
Cette stabilisation met également fin à la tendance à la hausse observée entre 2020 et 2023.
Les Vols
Les vols avec armes reculent de 8 %
Les évolutions concernant les vols sont très différentes de celles des violences physiques.
Les vols avec armes diminuent de 8 % en 2025.
Cette baisse intervient après plusieurs années relativement stables.
Elle doit néanmoins être distinguée des vols violents sans arme, qui suivent la tendance inverse.
Ces derniers augmentent de 2 % en 2025, après deux années consécutives de diminution. Le SSMSI précise qu’il s’agit de leur première hausse depuis 2016.
Les vols sans violence contre des personnes progressent eux aussi de 2 %.
Cela montre une nouvelle fois les limites d’une lecture globale : deux catégories de vols peuvent évoluer simultanément dans des directions opposées.
Vols de véhicules : une baisse importante de 9 %
Les vols de véhicules diminuent de 9 % en 2025.
La même baisse de 9 % est observée pour les vols dans les véhicules.
Selon l’analyse du SSMSI, ces deux indicateurs avaient connu un point bas pendant les années 2020 et 2021, avant d’augmenter à nouveau jusqu’en 2023 ou 2024.
Le recul constaté en 2025 ramène désormais ces infractions à des niveaux proches de ceux observés pendant la période de la crise sanitaire.
Les vols d’accessoires sur véhicules diminuent beaucoup plus légèrement, de 1 %.
Cambriolages de logements
Cambriolages de logements : −3 %
Les cambriolages de logements diminuent de 3 % en 2025.
Comme les vols liés aux véhicules, ils avaient fortement diminué en 2020 et 2021 avant de repartir à la hausse.
L’année 2025 marque donc un nouveau mouvement de recul.
Cela ne signifie naturellement pas que le risque de cambriolage disparaît, mais les statistiques nationales enregistrées par les forces de sécurité indiquent bien une diminution par rapport à l’année précédente.
Destructions et dégradations volontaires
Destructions et dégradations volontaires : +2 %
Toutes les atteintes aux biens ne sont cependant pas en diminution.
Les destructions et dégradations volontaires, y compris les contraventions prises en compte par le SSMSI, augmentent de 2 % en 2025.
Leur niveau demeure néanmoins inférieur à celui enregistré en 2023, année marquée notamment par les violences urbaines du début de l’été.
C’est encore un exemple de l’intérêt d’étudier séparément les différentes catégories d’infractions plutôt que de chercher un chiffre unique représentant l’ensemble de la délinquance.
Stupéfiants
Hausse de l’usage et du trafic enregistrés
Les infractions relatives aux stupéfiants connaissent une hausse marquée.
En 2025 :
l’usage de stupéfiants progresse de 7 %, tandis que le trafic de stupéfiants progresse de 9 %.
Ces évolutions prolongent une tendance observée depuis plusieurs années.
Depuis 2020, le SSMSI estime la progression annuelle moyenne à environ +14 % pour l’usage et +7 % pour le trafic.
Pour l’usage, une partie de cette évolution statistique est associée à la mise en place et au développement des amendes forfaitaires délictuelles.
Il faut donc là encore distinguer l’évolution d’un phénomène réel et celle de son enregistrement administratif.
Les statistiques d’infractions aux stupéfiants dépendent en effet fortement de l’activité des forces de sécurité : contrairement à un cambriolage ou à une agression donnant généralement lieu à une victime identifiable, la découverte d’une infraction liée aux stupéfiants peut directement résulter d’un contrôle ou d’une opération de police.
Le ministère rappelle d’ailleurs que les chiffres de 2024 avaient été en partie influencés par la mobilisation exceptionnelle des forces de sécurité pendant les Jeux olympiques et paralympiques de Paris.
Escroqueries et fraudes
Escroqueries et fraudes : +7 %
Autre tendance majeure du bilan 2025 : la progression des escroqueries et fraudes aux moyens de paiement.
Elles augmentent de 7 % sur un an.
Cette hausse s’inscrit dans une tendance de long terme : depuis 2016, leur augmentation moyenne est également de l’ordre de 7 % par an.
Mais le phénomène le plus marquant est leur numérisation.
En 2016, environ 31 % des escroqueries et fraudes aux moyens de paiement enregistrées étaient liées au numérique.
En 2025, cette proportion atteint 53 %.
Plus d’une escroquerie ou fraude aux moyens de paiement enregistrée sur deux présente donc désormais un lien avec le numérique.
Cette évolution illustre une transformation fondamentale des questions de sécurité.
Se protéger ne consiste plus uniquement à surveiller son environnement physique. La prévention concerne aussi les paiements, les comptes en ligne, les données personnelles, les messages frauduleux et les différentes formes d’ingénierie sociale.
Atteintes numériques
453 900 atteintes numériques enregistrées en 2025
Le SSMSI consacre désormais un éclairage spécifique aux infractions liées au numérique.
En 2025, 453 900 crimes et délits liés au numérique ont été enregistrés.
Le ministère indique que l’ensemble des grandes catégories concernées est orienté à la hausse.
Les atteintes aux systèmes de traitement automatisé de données, souvent désignées par l’acronyme ASTAD, progressent notamment de 4 %.
Le chiffre de 453 900 permet de mesurer l’importance prise par la dimension numérique dans la sécurité quotidienne.
Il ne faut néanmoins pas additionner mécaniquement tous les chiffres cités dans cet article pour obtenir un supposé « nombre total de délits en France », car les statistiques du SSMSI sont organisées selon des indicateurs et des périmètres différents.
Environnement
Environnement : 44 700 atteintes enregistrées
Le bilan 2025 comprend également un éclairage consacré aux atteintes à l’environnement.
Les forces de sécurité ont enregistré 44 700 atteintes à l’environnement en 2025, soit une progression de 4 % sur un an.
Selon le SSMSI, 40 % de ces atteintes concernent les animaux.
À l’inverse, les dépôts sauvages d’ordures diminuent de 1 %, pour atteindre environ 41 000 infractions enregistrées en 2025.
Ces statistiques montrent également l’étendue du champ couvert par les services de sécurité intérieure, bien au-delà des seules agressions, vols ou cambriolages.
Délinquance enregistrée et délinquance réelle : une distinction indispensable
C’est probablement le point méthodologique le plus important de l’ensemble du bilan.
Les données présentées dans les statistiques policières mesurent avant tout la délinquance enregistrée par la police et la gendarmerie nationales.
Elles ne constituent pas un recensement exhaustif de toutes les infractions réellement commises.
Le ministère de l’Intérieur le précise explicitement : de nombreuses victimes ne déposent pas plainte. L’analyse de la seule délinquance enregistrée peut donc sous-estimer l’ampleur de certains phénomènes.
Pour réduire cette limite, le SSMSI complète les statistiques administratives par l’enquête Vécu et ressenti en matière de sécurité (VRS), qui interroge directement la population sur les faits subis et sur son sentiment de sécurité.
Cette nuance évite deux erreurs fréquentes.
La première consiste à considérer qu’une hausse de 8 % des violences sexuelles enregistrées prouverait automatiquement que 8 % de violences sexuelles supplémentaires ont été réellement commises pendant l’année.
La seconde consiste à considérer qu’une diminution du nombre de plaintes ou de faits enregistrés démontre automatiquement une baisse identique de la victimation réelle.
La réalité statistique est plus complexe.
Les chiffres peuvent être influencés par l’évolution des comportements de plainte, les méthodes d’enregistrement, les dispositifs policiers, les modifications juridiques, les campagnes de sensibilisation ou encore l’apparition de nouveaux moyens de signalement.
Les délais de plainte évoluent également
Le bilan 2025 apporte à ce titre un éclairage particulièrement intéressant sur les délais entre les faits et leur signalement.
Concernant les violences sexuelles, la part des faits ayant été commis plus de cinq ans avant leur enregistrement atteint 17 % en 2025, alors qu’elle n’était que de 9 % en 2016.
Une partie de l’augmentation des statistiques enregistrées peut donc correspondre à une meilleure révélation de faits anciens.
Cela ne minimise évidemment pas leur gravité, mais cela change la manière d’interpréter l’évolution annuelle.
Taux d’élucidation : de très fortes différences selon les infractions
Le bilan publié en 2026 étudie également les taux d’élucidation des crimes et délits enregistrés en 2024.
Les écarts selon les infractions sont considérables.
Au bout d’un an, le taux d’élucidation ne dépasse pas 8 % pour les vols sans violence contre des personnes, les cambriolages de logements et les vols liés aux véhicules.
À l’inverse, le taux atteint :
68 % pour les homicides ;
59 % pour les tentatives d’homicide ;
77 % pour les violences physiques intrafamiliales ;
51 % pour les violences sexuelles.
Il faut bien préciser qu’il s’agit ici des crimes et délits enregistrés en 2024, analysés avec un recul d’un an, et non des taux d’élucidation des faits enregistrés en 2025.
Ces différences s’expliquent notamment par la nature des faits et par les possibilités d’identification d’un auteur.
Dans une violence intrafamiliale, par exemple, l’auteur présumé est souvent connu de la victime dès l’enregistrement. À l’inverse, dans un vol opportuniste commis par un inconnu, l’identification peut être beaucoup plus difficile.
L’Atlas départemental : pourquoi les moyennes nationales ne suffisent pas
Une moyenne nationale ne décrit jamais parfaitement la situation locale.
C’est précisément l’intérêt de l’Atlas départemental de la délinquance enregistrée, publié parallèlement au bilan national.
Le SSMSI y étudie les indicateurs de 2016 à 2025 sur l’ensemble des territoires de la République française : métropole, départements et régions d’outre-mer ainsi que collectivités d’outre-mer.
L’édition 2025 comprend également une vingtaine de cartes départementales issues de l’enquête VRS portant notamment sur le sentiment d’insécurité et les préoccupations de la population.
Le message est important : un chiffre national ne doit pas être automatiquement transposé à une ville, un arrondissement ou un quartier.
Les risques peuvent varier considérablement en fonction du territoire, de la nature des infractions, des lieux fréquentés et des situations.
Que retenir du bilan de la délinquance en France en 2025 ?
Si l’on devait résumer le bilan officiel en quelques tendances, la première serait la progression persistante de plusieurs atteintes aux personnes.
Les violences physiques augmentent de 5 %, les violences sexuelles de 8 %, les viols et tentatives de viol de 9 % et les tentatives d’homicide de 4 %.
La seconde serait le recul de plusieurs atteintes aux biens traditionnelles : vols avec armes −8 %, vols de véhicules −9 %, vols dans les véhicules −9 %, vols d’accessoires sur véhicules −1 % et cambriolages −3 %.
Troisième phénomène : certains types de vols repartent légèrement à la hausse, avec +2 % pour les vols violents sans arme et +2 % pour les vols sans violence contre des personnes.
Enfin, les statistiques révèlent une progression durable des escroqueries, infractions numériques et infractions liées aux stupéfiants.
Le SSMSI résume d’ailleurs lui-même la tendance de fond : progression des atteintes aux personnes, des escroqueries et des infractions liées aux stupéfiants d’un côté ; recul global des atteintes aux biens de l’autre. Les homicides restent pour leur part stables entre 2024 et 2025.
Statistiques de délinquance et prévention : éviter deux écueils
Lorsqu’on travaille dans le domaine de la self-défense, ces statistiques doivent être utilisées avec mesure.
Le premier écueil serait de minimiser les évolutions concernant les violences.
Le second serait au contraire de transformer des statistiques nationales en discours anxiogène laissant penser que chaque déplacement dans l’espace public conduit à une situation dangereuse.
Les données ne permettent pas une telle conclusion.
Un enseignement plus utile consiste à développer une culture de prévention et de préparation, sans paranoïa et sans fausse promesse de sécurité absolue.
Dans le cadre du Krav Maga, cela signifie notamment apprendre à observer son environnement, identifier suffisamment tôt une situation problématique, conserver une distance adaptée, privilégier la désescalade lorsque cela est possible et rechercher une possibilité de sortie.
L’objectif de la self-défense ne devrait pas être de « gagner un combat », mais d’augmenter ses chances de prévenir, éviter ou interrompre une situation dangereuse afin de pouvoir se mettre en sécurité.
Pourquoi apprendre à gérer une situation avant qu’elle devienne violente ?
Une agression ne commence pas nécessairement au premier coup.
Une situation peut évoluer progressivement : rapprochement excessif, comportement insistant, tentative d’intimidation, obstruction du passage, provocation ou montée de l’agressivité.
L’entraînement peut alors être envisagé comme une préparation à la prise de décision.
Il ne s’agit pas uniquement de mémoriser des techniques.
Il s’agit aussi d’apprendre à :
- identifier rapidement ce qui se passe ;
- conserver une distance de sécurité lorsque cela est possible ;
- se déplacer plutôt que rester figé ;
- protéger les zones vulnérables ;
- communiquer clairement ;
- rechercher une sortie ;
- réagir sous stress ;
- interrompre l’action dès qu’une possibilité de mise en sécurité apparaît.
Ce travail ne supprime évidemment jamais le risque.
Il peut en revanche fournir des repères et des automatismes utiles dans une situation où le stress réduit fortement le temps disponible pour réfléchir.
La self-défense n’est pas une réponse aux statistiques : c’est un outil de préparation
Les chiffres du ministère de l’Intérieur ne doivent pas servir à promettre qu’une formation de self-défense empêchera une agression.
Aucune méthode sérieuse ne peut garantir cela.
Ils permettent en revanche de rappeler une réalité : les violences existent sous des formes très différentes, et la sécurité personnelle ne se résume pas à la seule capacité de frapper.
Un entraînement pertinent doit associer prévention, perception du danger, gestion de la distance, mobilité, protection, réaction et sortie de la situation.
C’est également pourquoi une approche moderne de la self-défense doit accorder autant d’importance à l’analyse de la situation et à la prise de décision qu’à la technique elle-même.
FAQ – Délinquance en France en 2025
La délinquance a-t-elle augmenté en France en 2025 ?
Il n’existe pas une évolution unique applicable à l’ensemble de la délinquance. Le SSMSI observe des tendances contrastées parmi les 18 principaux indicateurs : plusieurs atteintes aux personnes augmentent tandis que plusieurs atteintes aux biens diminuent.
Les violences physiques ont-elles augmenté en 2025 ?
Oui. Les violences physiques enregistrées par la police et la gendarmerie progressent de 5 % en 2025. Les violences intrafamiliales augmentent de 6 % et les violences hors cadre familial de 5 %.
Les violences sexuelles ont-elles augmenté ?
Oui. Les violences sexuelles enregistrées progressent de 8 %, et les viols et tentatives de viol de 9 % en 2025.
Combien d’homicides ont été recensés en France en 2025 ?
Le bilan définitif fait état de 975 victimes d’homicide, un niveau stable par rapport à 2024.
Les cambriolages augmentent-ils ?
Non au niveau national en 2025. Les cambriolages de logements enregistrés diminuent de 3 % par rapport à 2024.
Les vols de voitures augmentent-ils ?
Non. Les vols de véhicules diminuent de 9 %, tout comme les vols dans les véhicules.
Combien d’atteintes numériques ont été enregistrées ?
Le SSMSI recense 453 900 crimes et délits liés au numérique en 2025.
Les chiffres de la police représentent-ils toutes les infractions réellement commises ?
Non. Il s’agit principalement de faits portés à la connaissance et enregistrés par les forces de sécurité. Le ministère souligne que de nombreuses victimes ne portent pas plainte, raison pour laquelle les statistiques administratives sont notamment complétées par l’enquête de victimation VRS.
Conclusion : comprendre les chiffres plutôt que céder aux raccourcis
Le bilan de la délinquance en France en 2025 ne dessine ni un effondrement général de la sécurité ni une amélioration uniforme.
Il décrit une évolution beaucoup plus complexe.
Les violences physiques et sexuelles continuent de progresser. Les tentatives d’homicide augmentent également, alors que les homicides sont stables. À l’inverse, plusieurs atteintes aux biens reculent sensiblement, notamment les vols de véhicules, les vols dans les véhicules, les vols avec armes et les cambriolages. Les escroqueries, le numérique et les stupéfiants occupent parallèlement une place croissante.
Ces données doivent avant tout permettre de mieux comprendre les risques, pas de les exagérer.
La prévention commence par l’information, se poursuit par l’attention portée à son environnement et peut être renforcée par un apprentissage réaliste de la gestion des situations conflictuelles.
Chez Krav Maga Coaching, notre conception de la self-défense repose précisément sur cette logique : anticiper, protéger, réagir lorsque cela devient nécessaire et chercher à sortir de la situation le plus rapidement possible.
Parce qu’en matière de sécurité personnelle, la meilleure confrontation reste souvent celle que l’on parvient à éviter.
Source principale
Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), ministère de l’Intérieur — Insécurité et délinquance en 2025 : bilan statistique et atlas départemental, publication définitive du 9 juillet 2026.
Données définitives du SSMSI, publiées par le ministère de l’Intérieur le 9 juillet 2026. Point important : le ministère ne publie pas un « taux global de délinquance » unique ; il suit 18 indicateurs distincts, dont les évolutions sont contrastées. (Ministère de l’Intérieur)








